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TRYER Victor

Loudun - Bleuet des poilus
Loudun - Bleuet des poilus
TRYER Victor Jules François
Loudun 8 mai 1898 - Paris XVIII 11 mai 1945
Coiffeur 

Inscrit sous le N° 78 de la liste du canton de Loudun. 
Classé dans la 1ère partie de la liste en 1917. 
 
Incorporé (au 90e Régiment d'Artillerie Lourde) à compter du 18 avril 1917, arrivé au Corps et Soldat de 2e classe le dit jour. 
Passé au 88e Régiment d'Artillerie Lourde le 10 novembre 1917. 
Passé au 81e Régiment d'Artillerie Lourde le 20 avril 1918. 
Passé au 83e Régiment d'Artillerie lourde le 28 Juin 1918. 
Affecté à l'armée polonaise et dirigé sur Lillé le Guillaume le 4 avril 1919. 
Rapatrié le 29 février 1920 (Résiliation de contrat). 
Passé au 44e Régiment d'Artillerie le 11 Avril 1919. 
Brigadier le 14 Juillet 1919. 
Remis 2e cannonier le 20 Janvier 1920. 
Passé au 104e Régiment d'Artillerie Lourde le 19 Mars 1920. 
Passé au 83e Régiment d'Artillerie Lourde le 23 Mars 1920. 
Passé dans la réserve de l'armée active le 16 avril 1920. 
Renvoyé dans ses foyers le 18 août 1920. 
Certificat de bonne conduite "accordé". 
Affecté à la classe de mobilisation de 1914 le 14 avril 1928 art. 58 père de 2 enfants. 
Affecté au Centre de Mobilisation d'artillerie n° 305 le 1er Mai 1929. 
Sans affectation le 14 Mai 1932. 
 
Rappelé à l'activité le 26 mars 1940 au Dépôt d'artillerie n° 9 D.M. n° 51371/EMA du 4 mars 1940. 
Réformé définitivement n° 2 par la Commission de Réforme de Poitiers du 9 Avril 1940. 
RDC et RDSF le dit jour. 
 
Campagnes. 
Contre l'Allemagne 
Intérieur - CS du 18.04.17 au 17.08.17 
Zône des Armées - CD du 18.08.17 au 31.03.18 
Intérieur - CS du 01.04.18 au 13.04.18 
Zône des Armées - CD du 14.04.18 au 11.11.18 
Zône des Armées - CS du 12.11.18 au 10.04.19 
Mission Polonaise - CS du 11.04.19
Archives Départementales de la Vienne - Registres Matricules - Châtellerault - 1918 1-500
 
Déporté à Bergen-Belsen, Transport parti de Compiègne le 27 Janvier 1944 et arrivé à Buchenwald le 29 janvier 1944.
 
Le retour en terre natale de la Dépouille mortelle d'un Déporté 
Vendredi dernier, notre cité avait la délicate et douloureuse mission d'accueillir le corps d'un de ses fils, M. Victor Tryer, déporté en Allemagne décédé sur le chemin du retour, après de pénibles souffrances. 
A 10 h 45, sur le parvis de l'Hôtel de Ville, M. Godrie, maire de Loudun, attend l'arrivée du camion militaire entouré des membres de son Conseil et des délégations des Anciens Combattants, Prisonniers, S.T.O., Réfractaires, Maquisards et Déportés Politiques accompagnés de leurs drapeaux. 
A midi, le corps arrive, il est porté dans la chapelle ardente aménagée à l'intérieur de l'Hôtel de Ville. Déportés, Prisonniers, S.T.O, Anciens Combattants assurent une garde d'honneur auprès du cercueil de leur camarade pendant toute la durée de la veillée funèbre. 
A 16 h 45, toutes les personnalités les délégations d'Anciens Combattants, Prisonniers Déportés, les sociétés locales avec leurs drapeaux et de nombreux amis de la famille viennent assister à la levée de corps et accompagner M. Victor Tryer à sa dernière demeure. 
Les porteurs de gerbes précèdent le char funèbre autour duquel les Prisonniers, Déportés et Anciens Combattants forment une haie d'honneur. 
Au cimetière, après les dernières bénédictions du prêtre, la clique sonne "Aux Morts" puis M. Raveck ancien déporté de Buchewald, adresse, au nom de ses camarades les quelques mots d'adieux que nous reproduisons ci-dessous et lentement la foule défile devant le cercueil qu'encadrent les drapeaux. 
M. Victor Tryer repose maintenant dans la terre loudunaise qui le vit naître. Nos compatriotes conserveront pieusement son souvenir ; puissent-ils toujours suivre le magnifique exemple de patriotisme et de vertus civiques qu'il nous a légué? 
Que Mme Tryer et sa famille veuillent bien trouver ici l'expression de notre vive sympathie et nos sincères condoléances. 
Allocution de M. Raveck 
 
A travers les siècles, la France a fourni des héros dont la légende a inspiré et encouragé les générations qui devaient se mesurer avec l'adversité.  
Après ceux que l'histoire nous a appris à connaître, voici que l'époque contemporaine nous apporte d'autres héros à la fois obscurs et qui  entreront dans la légende, qui n'ont jamais démérité malgré des cruautés subies  que Néron lui-même n'aurait jamais imaginées.  
Tous ces héros silencieux et anonymes des camps de tortures pourraient nous dire aujourd'hui, tout comme Anne de Bretagne, nous avions pour devise "plutôt mourir que trahir".  
Victor Tryer fut l'un de ceux-ci, au déshonneur de la trahison, il a préféré la mort, même dans les souffrances les plus abominables.  
Aujourd'hui la population Loudunaise est fière, dans sa douleur, de recevoir un fils aussi glorieux. 
En l'accueillant sur le sol qui le vit naître, elle apporte à Mme Tryer et à sa Famille, l'expression de toute sa sollicitude. 
Dors en paix cher Ami, nous ne t'oublierons pas. 
La Voix du Loudunais du Samedi  8 Novembre 1947
 


Cimetière de Loudun - Plaque et tombe familiale