Né à Loudun le 23 avril 1926, mort à VINH-LANG le 10 janvier 1947.
Il prend un engagement de 5 ans à la Légion Etrangère le 15 mars 1945.
Il rejoint la 13° Demi Brigade de la Légion Etrangère le 26 mars 1945 où il est affecté au 1° Bataillon.
Du 24 mai 1945 au 15 février 1946 il est en Tunisie.
Embarquement pour l'Indochine à Bizerte le 15 février 1946, après 22 jours de traversée, le 10 mars 1946, le paquebot britannique Osmonde remonte la rivière de Saïgon. Sur le quai, pour accueillir les Légionnaires, quelques Officiers de la Coloniale et une musique militaire jouant... le boudin !
Les opérations de 1946/47 ne sont pas encore les grandes concentrations de 53/54, et pourtant, 2 jours après l'arrivée, une embuscade coûte la vie à 2 Lieutenants et 2 Légionnaires ; première prise de contact avec la guérilla ; on sait déjà qu'on peut mourir en Indochine et la 13° DB LE construit des postes, un peu partout dans le secteur qui lui est confié.
Le poste n'est pas une citadelle assiégée mais ce semblant de paix est traître, et la mort trouvera Charles FORVEILLE sur son chemin.
Le 8 janvier 1947, il tombera comme tant d' autres, après lui.
C'était au cours d'une embuscade à NGA-TU en Cochinchine.
Le Capitaine commandnat la 4° Compagnie transmet le rapport suivant :
"Au mois de janvier 1947, la Compagnie de Mitrailleuses N°1 était stationnée pour une période d'opération dans le secteur de VINH-LANG, le 8 janvier 1947 elle tomba dans une embuscade à NGA-TU, le Légionnaire de 1° Classe FORVEILLE Charles fut blessé par le feu violent des rebelles.
Evacué le jour même sur l'infirmerie de VINH-LANG, il y est décédé le 10 janvier 1947 par suite de ses blessures".
Il était Soldat de 1° Classe.
titulaire de :
- Médaille Militaire à titre posthume pour services de guerre exceptionnels (décret du 30.08.47 - J.O N° 208 du 04.09.1947.)
- Croix de Guerre T.O.E avec palme
- Médaille commémorative française de la guerre 39-45 avec barrette "Libération"
- Médaille Coloniale avec agrafe "Extrême Orient".
Son corps retrouvera sa terre Loudunaise le 27 juillet 1950.
Pour lui, ayez la même pensée affectueuse, que pour ses camarades de douleur.
Texte de M. Roland Quintard, à l'occasion de la "Journée du Cinquantenaire".
A nos Morts d'Indochine...Nous leurs Devons Réparation .